PRESENTATION DE SAISON 16-17 - 9 JUIN A 19H. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Nous vous attendons ! Ce sera la fête...
14.04—24.04
2016

Figaro divorce

de Ödön von Horváth
Traduction Henri Christophe et Louis Le Goeffic
mise en scène de Christophe Rauck

La révolution gronde. Le comte Almaviva est contraint à l’exil. Avec lui, la comtesse et leurs valets, Figaro et son épouse Suzanne. Dans ce sauve-qui-peut seuls les plus malins sauront tirer leur épingle du jeu. Et Figaro appartient à cette catégorie d’individus.

Convaincu que la situation de ses maîtres ne fera qu’empirer, il persuade la loyale Suzanne de les quitter. Ils atterrissent alors dans un bled nationaliste et gangréné par le qu’en-dira-t-on. Là, ils reprennent un salon de coiffure d’excellente réputation. Figaro et sa femme frisent, taillent, frottent des barbes et des cheveux à longueur de journée. Suzanne rêve d’un enfant que Figaro lui refuse, trop pessimiste ou trop occupé à flatter sa clientèle au nom de sa liberté retrouvée.

Dans cette vie étriquée, le couple finit par se séparer et Figaro retourne dans sa patrie. Une fois de plus, il saura faire tourner la roue de la fortune en sa faveur.

Ecrit en 1937, Figaro divorce est une déclaration de tendresse à l’humanité, alors même que son auteur y pointe sans complaisance les travers des hommes et leur propension à faire passer l’intérêt individuel avant la morale et les idéaux. Le Figaro de Horváth, esprit éclairé et frondeur, s’inscrit dans la lignée de celui du Mariage de Figaro de Beaumarchais. Mais la révolution dont il est question ici n’est plus celle de 1789, qui annonçait de grandes idées. Elle est toute révolution, prise comme un moment révélateur des contradictions de la conscience.

BORD DE SCENE

samedi soir 23 avril, rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation.

LA TELEVISION

On en parle sur l’AGENDA CULTUREL DU WEEKEND de 12h45 sur TSR1 samedi 16 avril. Regardez !

LA RADIO

Christophe Rauck était l’invité Pierre Philippe Cadert dans l’émission VERTIGO sur RTS-1 mercredi 13 avril. Ecoutez !

 

LA PRESSE

Entretien journal La TerrasseArticle La Voix du Nord
« Au théâtre, je suis au théâtre, ni aujourd’hui, hier ou demain. »

La Voix du Nord, le 28 février 2016
« Un théâtre de mœurs, naturaliste, qui regarde les petites gens, leur humanité. »
Jean-Marie Duhamel

Marianne Blog, le 3 mars
« Christophe Rauck a su utiliser tous les ressorts de la création pour plonger les spectateurs dans le grand bain de l’Histoire. »
Jack Dion

Scèneweb, le 4 mars 2016
« La pièce est d’une grande richesse. Elle parle de la fuite, du couple et des émigrés. »
Stéphane Capron

La Voix du Nord, le 4 mars 2016
« Christophe Rauck signe une mise en scène intelligente et visuellement séduisante de la pièce du dramaturge allemand Ödön von Horvath. »
Jean-Marie Duhamel

Toute la culture, le 6 mars 2016
« Ce Figaro Divorce est le résultat d’une belle mise en scène, qui ne sombre jamais dans la facilité tout en jouant de nuances et de non-dits savamment orchestrés. »
Audrey Chaix

Les Échos, le 7 mars 2016
« Quand le théâtre nous remue ainsi, c’est que l’humanité n’a pas dit son dernier mot…«
Philippe Chevilley

Focale par Omar Porras

C’est une carte postale datant de plus de vingt-cinq ans. L’image est celle de Jean-Louis Barrault jouant Pierrot dans Les Enfants du paradis.Au dos de la carte, les mots d’un acteur qui me dit l’amour de son métier et la joie de notre rencontre sur la scène de l’Epée de Bois à la Cartoucherie deVincennes où nous nous apprêtons à jouer Volpone ou le Renard de Ben Jonson. Nous étions en 1988 et cet acteur qui m’adressait ce mot fraternel, c’était Christophe Rauck. Il rentrera trois ans plus tard au Théâtre du Soleil... Il y a des fils invisibles entre les êtres : peut-être que ce qui me relie à cet artiste, c’est le fil d’Ariane par lequel s’est tissée une amitié artistique forte.
Chacun a suivi son chemin, mais nous nous sommes retrouvés lorsqu’il a été à la tête du Théâtre du Peuple, à Bussang, durant les saisons 2003 à 2005. Voilà l’acteur qui s’empare de nouveaux outils, se métamorphose en direc- teur d’un théâtre à caractère populaire, un théâtre nécessaire qui s’engage dans une éthique, un théâtre qui nous raconte le monde et ses pulsions, un théâtre poétique.

Des années plus tard, nous nous rencontrons encore alors qu’il est nommé à la direction du Théâtre Gérard Philipe, à Saint-Denis, en 2008. Nous restons liés par une identité commune, faits de la même chair, vivant de la même nourriture : hommes de troupe, militant pour un théâtre populaire, un théâtre de répertoire, et éprouvant également le théâtre comme une vocation.
Aujourd’hui, alors qu’il dirige le Théâtre du Nord depuis 2014 et l’école qui lui est rattachée, tout en étant implanté au cœur de la ville de Lille, sur la Grand’Place, Christophe Rauck continue son travail de décentrement culturel à Tourcoing avec une salle de 320 places au nom symbolique, L’idéal.
Or entre Bussang, Saint-Denis ou Tourcoing et Renens, il y a des dénominateurs communs, notamment le fait d’être des lieux dépositaires d’un théâtre populaire d’artisanat, et aussi (si l’on excepte le premier) d’être installés en périphérie d’une grande ville, avec une population majoritairement issue de l’immigration. En accueillant Figaro divorce de Ödön von Horváth, c’est directement à cette question que nous sommes confrontés. Horváth revendique de fait dans sa pièce sa filiation à un théâtre populaire dans une société en profonde crise. En visionnaire, il y présente en 1936 l’horreur que l’Europe allait un peu plus tard fabriquer. Il mène une réflexion sur la révolution et les déshumanisations extrêmes qui poussent les hommes à la violence de l’exode.
Il s’agit ici, par le choix de ce texte, de faire entendre à notre public un auteur contemporain majeur du XXe siècle par le détour de l’actualisation et de la réécriture d’un classique du XVIIIe siècle, dans un double mouvement de continuité et de rupture, puisque cette œuvre est le prolongement moderne du Mariage de Figaro de Beaumarchais que Christophe Rauck a mis en scène en 2007 à la Comédie-Française – une autre terre où nous nous sommes aussi retrouvés...

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avec

  • John Arnold
  • Caroline Chaniolleau
  • Marc Chouppart
  • Jean-Claude Durand
  • Cécile Garcia Fogel
  • Nathalie Morazin
  • Flore Lefebvre des Noëttes
  • Guillaume Lévêque
  • Jean-François Lombard
  • Pierre-Henri Puente
  • Marc Susini

dramaturgie

Leslie Six

scénographie

Aurélie Thomas

lumières

Olivier Oudiou

son

David Geffard

 

 

 

costumes

Coralie Sanvoisin

conseiller musical

Jérôme Correas

vidéo

Kristelle Paré

production

Théâtre du Nord – CDN Lille Tourcoing Région Nord Pas-de-Calais

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté http://www.arche-editeur.com

durée

2h20

âge

dès 14 ans