PRESENTATION DE SAISON 16-17 - 9 JUIN A 19H. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Nous vous attendons ! Ce sera la fête...
01.03—20.03
2016

La Vie que je t’ai donnée

de Luigi Pirandello
mise en scène de Jean Liermier

Le fils d’Anna est de retour. Mais à peine rentré, il meurt subitement. Anna ne verse pourtant aucune larme. Elle dit qu’il vit, qu’il reviendra ; on la croit délirante. Et s’il suffisait en effet « que la mémoire soit vivante pour que le rêve devienne vie » ? Son fils, elle prétend l’avoir perdu quand il l’a quittée pour aller là-bas, loin, auprès d’une autre femme. Aujourd’hui c’est un étranger méconnaissable qu’elle a accueilli. Celui qu’elle a connu et aimé continue de vivre dans son souvenir comme il le fait depuis plus de sept années d’absence. C’est alors que débarque Lucia Maubel, la maîtresse du fils. Son arrivée fera voler en éclats le monde construit par Anna et les faits reprendront leurs droits sur l’illusion.

Avec La Vie que je t’ai donnée (1923), Pirandello livre un récit bouleversant. L’économie minimaliste des ressorts dramatiques sert le sens avec maestria et donne toute sa dimension au chemin intérieur de sa protagoniste. Presque aucune action ne trouble la douleur d’une mère confrontée à la perte la plus inadmissible qui soit, celle de son enfant.

AUTOUR DU SPECTACLE

VENDREDI 4 MARS – BORD DE PLATEAU AVEC JEAN LIERMIER ET LES COMEDIENS

DIMANCHE 13 MARS – BORD DE PLATEAU AVEC JEAN LIERMIER ET L’ASSOCIATION VIVRE SON DEUIL dont la présidente d’honneur est Rosette Poletti. Madame Nicole Bartholdi, vice-présidente co-animera la rencontre avec Jean Liermier: http://www.vivresondeuil-suisse.ch/

MARDI 15 MARS – BORD DE PLATEAU AVEC LES COMÉDIENS ANIME PAR DOMENICO CARLI

JEUDI 17 MARS – BORD DE PLATEAU AVEC JEAN LIERMIER, LES COMÉDIENS ET FRANÇOIS ANSERMET ANIME PAR DOMENICO CARLI

VENDREDI 18 MARS – BORD DE PLATEAU AVEC LES COMÉDIENS ET OMAR PORRAS

PRESSE

ECOUTEZ « ZONE CRITIQUE » l’émission de RTS – Espace 2 du 4 mars 2016

Critique de Patrick Ferla

24Heures du 2 mars 2016

Revue de presse

 

Focale par Omar Porras

Il y a des aventures, des rencontres, des curiosités inassouvies... Avec Jean Liermier, un artiste de Genève – ville avec laquelle je vais continuer à tisser des liens – nous marchons en discutant de notre art depuis bien des années et ces mots échangés nous aident à construire la magie de nos théâtres.
C’est en effet en 2008, sur la Place Colette, à Paris, qu’a eu lieu notre première vraie rencontre, décisive, qui allait m’inciter à mettre en scène Les Fourberies de Scapin. Jean allait prendre les rênes du Théâtre de Carouge où depuis il a également coproduit deux autres de mes spectacles, La Dame de la mer et La Visite de la vieille dame.
Cette longue discussion se poursuit encore aujourd’hui : nous y abordons la notion fondamentale de la transmission d’une manière récurrente ; nous revenons sur le travail vitézien qu’il mène sur les textes du répertoire, sa rigueur du mot et son goût pour des plateaux habités par de vrais dispositifs scénographiques ; nous parlons de pièces, d’auteurs, d’époques, et bien sûr des acteurs. Nous cherchons nos mots pour décrire des situations ou parfois pour donner juste un grain d’humour ou d’ironie à nos préoccupations – sans pudeur, osons le dire, nous parlons d’art drama- tique et aussi d’argent. Et cela peut vous surprendre, mais il est toujours stimulant de débattre des mécanismes qu’il faut amorcer pour réussir à atteindre les moyens matériels que nous transformerons en poésie.
Si dans le jeu dramatique existe la notion de simulacre, dans le domaine de la production théâtrale, le vrai est notre réalité. J’admire ces créateurs qui relèvent ces défis artistiques et matériels pour faire du théâtre le lieu fédérateur d’un large public et une plate-forme où se rencontre la profession, comme le fait Jean Liermier à Carouge.
Avec ce dernier, Pirandello revient aussi sans cesse dans nos discussions. Quand nous parlons de nos Maîtres, nous évoquons inévitablement Claude Stratz dont il a étél’assistant sur Les Grelots du fou à la Comédie-Française en 2005, une première aventure pirandellienne. Récemment il m’a fait découvrir La Vie que je t’ai donnée, une pièce qui met en tension le réel et l’apparence, la vie et l’imaginaire comme des fantômes dans un vertige abyssal, une « image funèbre, hallucinatoire »...
Quand le projet de mettre en scène ce texte a cheminé en lui jusqu’à pouvoir se réaliser, il m’a parlé des acteurs qu’il imaginait pour sa distribution avec la même passion avec laquelle Pirandello avait écrit le rôle de Donna Anna Luna pour la Duse.
Aujourd’hui ce classique du XXe siècle inscrit au panthéon littéraire, lieu de mémoire qui dépasse les frontières de l’Italie, est, pour reprendre les mots de Louis Jouvet, « une pièce dont on n’a jamais fini de rendre la monnaie. »

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avec

  • Hélène Alexandridis
  • Viviana Aliberti
  • David Casada
  • Michel Cassagne
  • Sara Louis
  • Clotilde Mollet
  • Elena Noverraz
  • Yann Pugin
  • Stéphanie Schneider

scénographie

Yves Bernard

traduction

Ginette Herry

lumières

Jean-Philippe Roy

son

Jean Faravel

costumes

Coralie Sanvoisin

Couture

Véréna Gimmel

Accessoires

Georgie Gaudier

Coiffure / Maquillage

Leticia Rochaix-Ortis

photos

Mario Del Curto

production déléguée

Théâtre de Carouge-Atelier de Genève

coproduction

TKM Théâtre Kléber-Méleau

Avec le soutien

de Notenstein La Roche Banque Privée et de la Fondation Leenards, La Ville de Genève, la République et le canton de Genève, Pro Helvetia.

Création au Théâtre de Carouge – Atelier de Genève le 26 janvier 2016

durée

1h50

âge

dès 12 ans