PRESENTATION DE SAISON 16-17 - 9 JUIN A 19H. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Nous vous attendons ! Ce sera la fête...
01.12—23.12
2015

On ne badine pas avec l’amour

d’Alfred de Musset
mise en scène d’Anne Schwaller

Au château du Baron, c’est aujourd’hui jour de fête. Son fils Perdican et sa nièce Camille sont de retour après des années d’absence. Perdican est désormais docteur. Quant à Camille, qui sort du couvent, elle ne jure plus que par Dieu. Enfants, ils se sont aimés. Et le Baron comptait bien les marier.

Alors que Perdican déclare sa flamme à Camille, celle-ci ne pense qu’à retrouver les nonnes. Piqué au vif, le jeune homme séduit Rosette, douce paysanne et sœur de lait de l’orgueilleuse Camille. S’ensuit un chassé-croisé qui aboutira à ce que Camille et Perdican s’avouent enfin leurs sentiments. Mais Rosette surprend la déclaration des deux amants. Ils comprendront alors qu’on ne badine pas impunément avec l’amour.

Nous sommes en été 1834 quand Musset publie cette pièce. Le jeune poète a vingt-quatre ans et vient de se séparer pour la première fois de George Sand. Toute sa finesse psychologique se révèle ici, en trois actes d’une fable morale qui commence en feu d’artifice et se termine en tragédie. Tandis que l’œuvre charme par une galerie de personnages truculents et une veine fantaisiste, elle nous entraîne dans les profondeurs du sentiment amoureux.

Focale par Omar Porras

Le poète romantique allemand Novalis disait qu’ « une anecdote est un élément historique – une molécule ou un épigramme historique. » Voici donc une anecdote...
Un soir, je suis allé au théâtre et j’en suis sorti dans cet état de grâce galvanisant que l’art peut parfois nous offrir ; j’étais heureux de me retrouver à cet endroit que j’aime et j’avais le sentiment de m’être enrichi, d’avoir trouvé une planète nouvelle dans la constellation de toutes ces nuits passées au théâtre.
Un groupe de jeunes acteurs venaient de nous proposer une pièce en trois actes. C’était une nuit fantasque, une sorte de rêve au sein de la réalité : Léonce et Léna de Georg Büchner, la première mise en scène d’une jeune artiste romande qui s’était formée à la Manufacture, puis au Théâtre des Osses dans la troupe de Gisèle Sallin. Ce soir-là, j’ai vu briller cette incandescence propre à la jeunesse, cette audace qui fait avancer l'être humain dans le vertige de l’aventure et qui laisse des traces dans la peau de notre destin.
Impossible de ne pas penser aux élans de mes débuts, à mes gestes audacieux et inconscients qu’un jour quelqu’un a remarqués. C’était Claude Stratz. Aussitôt il m’a ouvert les portes de la Comédie de Genève où j’ai pu faire ma première création dans un cadre institutionnel. Il a cru au rêve de ma jeunesse. Une autre molécule d’anecdote...
Quels sont les trésors qui se cachent dans la beauté de la jeunesse pour qu’elle ait un tel éclat ? Quelle est cette promesse de maturité à laquelle obéit
Anne Schwaller d’une manière intuitive et silencieuse ? Quelle force la pousse à exprimer les rêves des jeunes amoureux d’aujourd’hui dans les mots d’« un proverbe dramatique » de 1834, à travers cette parole de sagesse commune ? « On ne badine pas avec l’amour »...
L’œuvre d’Alfred de Musset (cet auteur qui théâtralise sa poésie pour mieux poétiser son théâtre) est riche de métaphores sensorielles et sensuelles où se dit la sincérité de l’amour qui se décline dans l’héritage du siècle précédent, de l’esprit libertin comme du marivaudage, par ses arabesques langagières ; elle se nourrit des jeux de dévoilement des identités, des parcours et métamorphoses des protagonistes, dans un mélange des genres propre à l’esthétique romantique.
Avec cette première création au TKM confiée à une jeune metteure en scène, comme dirait Musset, « Puissions-nous retrouver l’enfant dans le cœur de l’homme ! »

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avec

  • Frank Arnaudon, Maître Blazius, gouverneur de Perdican
  • Jean-Luc Borgeat, Maître Bridaine, curé
  • Charlotte Dumartheray, Rosette, soeur de lait de Camille
  • Yves Jenny, le baron
  • Frank Michaux, Perdican, le fils
  • Emmanuelle Ricci, Dame Pluche, gouvernante
  • Marie Ruchat, Camille, nièce du baron

 

assistant à la mise en scène

Julien Chavaz

scénographie

Valère Girardin

création lumières

Eloi Gianini

création sonore

Patricia Bosshard et Jean-Baptiste Bosshard

costumes

Irene Schlatter

assistée de

Amandine Rutschmann

couture

Samantha Landragin

Maquillage et perrques

Katrine Zingg

habilleuse

Adina van Woerden

Photos

Mario del Curto

Accessoires

Yvan Schlatter

Construction du décor

Christophe Reichel

Peinture du décor

Noëlle Choquard

Régie générale et plateau

Yvan Schlatter

Régie son et plateau

Nicola Frediani

Régie lumière

Marc-Etienne Despland

Auxiliaire technique

Chingo Bensong

production

TKM Théâtre Kléber-Méleau, Renens

coproduction

Compagnie Pièces jointes – Fribourg
Théâtre Equilibre-Nuithonie, Fribourg

Avec le soutien de

L’État de Fribourg, la Loterie Romande Vaudoise, la Fondation Ernst Göhner

avec le soutien de

l’Etat de Fribourg, La Loterie Romande Vaudoise, La Fondation Ernst Göhner, La Fondation Leenaards

durée estimée

1h30

âge

dès 12 ans